Université Bouddhique Européenne

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"
Introduction au Bouddhisme"

 


 

Lexique du cours

Ce lexique ne comporte que les noms et les termes employés dans ce cours ;
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Noms communs

1) notions
2) titres et qualités de personnes


 

 


 

    Noms propres

    1) noms de personnes
     

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    Ananda : cousin germain du Bouddha Sâkyamuni, son "disciple préféré", il fut son assistant pendant toute la période de prédication du Bouddha. Selon la tradition, c'est lui qui aurait récité de mémoire les sûtra, lors du premier concile.

 

    Anâthapindika : riche marchand de la ville de Srâvastî, il a fait don au Bouddha et à la communauté (sangha) du parc de Jetavana, lieu de résidence favori du Bouddha.

 

    Asoka : souverain du royaume de Magadha au IIIe siècle av. J.-C. Il s'est converti au bouddhisme et a favorisé la diffusion du Dharma. C'est sous son règne que furent érigés les premiers monuments bouddhistes que l'archéologie connaisse.

 

    Bimbisâra : souverain du royaume de Magadha, il avait à peu près le même âge que le Bouddha et fut l'un de ses plus fidèles disciples. Il fut assassiné par son fils.

 

    Gautama : nom de famille du Bouddha, surnommé Sâkyamuni. Son prénom aurait été Siddharta.

 

    Gopâ-Yasodharâ : l'épouse du Bouddha Sâkyamuni.

 

    Kâlâma : l'un des deux maîtres brahmaniques dont le Bouddha Sâkyamuni aurait suivi les enseignements avant ses années d'ascèse et l'obtention de l'Eveil.

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    Kanishka : souverain du Gandhara au Ie s. av. J.-C., converti au bouddhisme, grand protecteur de l'école Sarvastivâda.

 

    Mahâ-Kâsyapa : l'un des principaux disciples directs du Bouddha Sâkyamuni. Ancien brahmane, réputé pour sa rigueur et son goût de l'ascèse. Il aurait convoqué le premier concile après la disparition du Bouddha et aurait dirigé la communauté.

 

    Mahâ-Prajapati : seconde épouse du roi Suddhodana, "belle-mère" et mère nourricière du Bouddha Sâkyamuni, après le décès de sa mère biologique Mâyâ.

 

    Maitreya (en pâli : Metteya) : "Celui qui aime". Nom du prochain samyaksam-buddha, qui a déjà parcouru toute la carrière du bodhisattva et "attend" dans le ciel des Tusita que l'enseignement de Sâkyamuni ait disparu pour renaître sur terre et duivulguer à son tour le Dharma.

 

    Marâ (Pâpîyan / Kâma) : dieu "régent" du samsâra. Il est le représentant-type d'une classe de dieux particulière appelée, dieux Marâs (comme il existe les dieux Brahma et les dieux Tusita...). La notion de "dieu" sera étudiée dans l'Unité de Cours suivante.

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    Maudgalyâyana : l'un des principaux et des premiers disciples directs du Bouddha Sâkyamuni. Il est mort quelques années avant le Bouddha et était réputé pour ses pouvoirs.

 

    Mâyâ : première épouse du roi Suddhodana, mère biologique du Bouddha Sâkyamuni, décédée sept jours après sa naissance

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    Mucilinda : dieu-naga (dieu-serpent) qui protégea le Bouddha Sâkyamuni lors d'une pluie torrentielle quelque stemps après l'Eveil.

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    Naga : divinité souterraine ou sub-aquatique, dieu-serpent. Très populaires dans le monde indien et sud-est asiatiques, les naga passent pour des protecteurs des trésors (comme les dragons)

 

    Rahula : fils du Bouddha Sâkyamuni

 

    Râmaputra : l'un des deux maîtres brahmaniques dont le Bouddha Sâkyamuni aurait suivi les enseignements avant ses années d'ascèse et l'obtention de l'Eveil.

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    Sakra / Indra : l'un des principaux dieux du panthéon brahmanique, appelé "souverain des dieux", il est considéré comme l'un des plus fidèles protecteurs du Dharma bouddhique. Il ets le "chef" des Trente-Trois dieux Tusita.

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    Sâkya : nom de clan du Bouddha Gautama, surnommé Sâkyamuni. Les Sâkya règnaient sur une république aristocratique du nord de l'Inde (à la frontière de l'actuel Népal), au pied de l'Himalaya. Sâkyamuni signifie strictement "le sage (muni = silencieux, sage) de la tribu des Sâkya"

 

    Sâripûtra : l'un des principaux et des premiers disciples directs du Bouddha Sâkyamuni. Il est mort quelques années avant le Bouddha et était réputé pour sa connaissance de la philosophie bouddhique.

 

    Siddhârta : prénom (vraisemblablement inventé tardivement) du Bouddha Sâkyamuni

 

    Suddhodana : père du Bouddha Sâkyamuni, souverain de la république aristocratique des Sâkya

 

    Tusita : classe de dieux (appelés aussi les "Trente-Trois") correspondant aux principales divinités du panthéon brahmanique, dont Sakra/Indra est le "souverain" (le dieu Brahmâ appartient à une classe de dieux "supérieurs").

 

    Vipassi : bouddha du temps passé ayant vécu 91 kalpa avant le Bouddha Sâkyamuni

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    Yasas : le premier laïc, non ascète, à avoir rejoint la communauté des disciples (sangha) du Bouddha Sâkyamuni

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    2) Noms d'école

 

    Dharmaguptaka : école tardive de la branche des Sthavira. On la connaît essentiellement par son vinaya, "exporté" en Chine et aujourd'hui suivi par toutes les communautés monastiques d'Extrême-Orient (Chine, Taïwan, Corée et Viet-Nam).

 

    Mahâsamghika : l'une des deux branches (avec les Sthavira) issues de la Communauté originelle, moins d'un siècle après la mort du Bouddha. Le "Grande (mahâ) Communauté (sangha)" se voulait plus proche des fidèles laïcs et ne voulait pas "réduire" l'accès à la Libération aux seuls bhiksu. Elle évolua assez rapidement vers une "transcendentalisation" du Bouddha, au détriment de sa réalité humaine et historique. Lors de l'apparition des sûtra du Mahâyâna, aux environs de l'ère chrétienne, elle en accepta une partie qu'elle intégra dans son canon, créant une nouvelle "Corbeille" spéciale : le "bodhisattva-pitaka". Cette école disparut petit à petit aux environs de l'an mil, ses adeptes rejoignant très vraisemblablement les nouvelles écoles du Mahâyâna.

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    Mahâyâna : mouvement de "réforme" important, apparu aux environs de l'ère chrétienne, autour de nouveaux sûtra : les mahâyâna-sûtra. Ceux-ci mettent en valeur le personnage du bodhisattva. Cf l'Unité de Cours 3 qui présentera en détail les prolongements philosophiques de ce mouvement.

 

    Mahîçâsaka : école indienne issue de la branche des Sthavira, elle apparaît dans le courant du IIIe siècle av. J.-C. Elle se rattache à la sous-branche des Vibbhajyavâdîn ("distinctionnistes"), apparue lors de la scission des Sarvâstivâdîn. Surtout implantée dans le sud de l'Inde, elle est très proche de l'école singhalaise du Theravâda. On la connaît essentiellement par son vinaya.

 

    Mûlasarvâstivâda : sous-branche de l'école Sarvâstivâda (nord-ouest de l'Inde), elle est surtout connue par son vinaya, adopté au Tibet et toujours en vigueur aujourd'hui.

 

    Pudgalavâda : importante école apparue au cours du premier siècle après la mort du Bouddha. Sa thèse principale concerne l'existence d'un "pudgala" ("individu") qui transmigrerait d'une existence à l'autre. Cette idée, très proche de celle de l'âtman hindou, a été fortement combattue par toutes les autres écoles bouddhiques. Le pudgalavâda resta cependant l'une des principales écoles bouddhistes en Inde, jusqu'au milieu du deuxième millénaire, époque à laquelle elle disparut.

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    Sammatiya : sous-branche de l'école Pudgalavâda, connue essentiellement par son vinaya.

 

    Sarvâstivâda : importante école issue de la branche des Sthavira, surtout présente dans le nord-ouest de l'Inde (Gandhara), apparue au milieu du IIIe siècle av. J.-C. Son nom ("ceux qui croient que tout existe") présente sa thèse principale : la croyance en l'existence simultanée du passé, du présent et du futur. Elle s'opposa aux autres représentants des Sthavira, qui se nommèrent eux-mêmes les Vibbhajyavâdîn ("ceux qui font des distinctions"). Très influente jusqu'au milieu du deuxième millénaire, l'école Sarvâstivâda joua un rôle capital dans la diffusion du bouddhisme en Asie centrale et en Chine. Elle fut très critiquée par les nouvelles écoles du Mahâyâna et disparut petit à petit, au fur et à mesure de l'implantation des musulmans en Asie centrale et dans l'Inde du Nord.

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    Sautrantika : sous-branche de l'école Sarvâstivâda. Elle s'opposait à cette dernière en prônant une doctrine fondée exclusivement sur les seuls sûtra, alors que le Sarvâstivâda accordait une grande importance aux textes de l'abhidharma (les "commentaires" sur les sûtra).

 

    Sthavira : l'une des deux branches (avec les Mahâsamghika) issues de la Communauté originelle, moins d'un siècle après la mort du Bouddha. La "Voie des Anciens (Sthavira)" s'estimait plus fidèle aux enseignements du Bouddha et accusait les Mahâsamghika d'être plus laxistes. Les "Anciens" sont les bhiksu ordonnés depuis plus de 10 ans, qui constituent "l'élite" du sangha. L'emploi de ce terme marque la volonté de privilégier la voie monastique mais ne constitue pas une preuve que la doctrine de cette école est plus fidèle aux enseignements du Bouddha que l'autre branche...

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    Theravâda : école née à Ceylan (Sri-Lanka) dans le courant du IIIe siècle av. J. C. Elle se rattache à la branche des Sthavira ("Thera" est la traduction en pâli du terme sanskrit "Sthavira") et, plus précisément, au courant des Vibbhajyavâdîn.
    Cette école sera étudiée en détail dans l'Unité de Cours 6.

 

    Vibbhajyavâda : courant de la branche des Sthavira apparue au milieu du IIIe siècle av. J.-C. Elle s'opposait au courant Sarvâstivâda ("ceux qui croient que tout existe") en déclarant qu'il fallait faire des "distinctions" (vibbhajya) entre ce qui existe "réellement" et ce qui existe "potentiellement".

 

 



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