Ananda : cousin
germain du Bouddha Sâkyamuni, son "disciple préféré",
il fut son assistant pendant toute la période de prédication
du Bouddha. Selon la tradition, c'est lui qui aurait récité
de mémoire les sûtra, lors du premier concile.
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Anâthapindika : riche marchand de la ville de Srâvastî, il a fait don au Bouddha et
à la communauté (sangha) du parc de Jetavana,
lieu de résidence favori du Bouddha.
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Asoka
: souverain du royaume de Magadha au IIIe siècle av.
J.-C. Il s'est converti au bouddhisme et a favorisé la
diffusion du Dharma. C'est sous son règne que furent
érigés les premiers monuments bouddhistes que
l'archéologie connaisse.
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Bimbisâra : souverain
du royaume de Magadha, il avait à peu près le
même âge que le Bouddha et fut l'un de ses plus
fidèles disciples. Il fut assassiné par son fils.
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Gautama : nom de famille du
Bouddha, surnommé Sâkyamuni. Son prénom
aurait été Siddharta.
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Kâlâma :
l'un des deux maîtres
brahmaniques dont le Bouddha Sâkyamuni aurait suivi les
enseignements avant ses années d'ascèse et l'obtention
de l'Eveil.
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Kanishka
: souverain du Gandhara
au Ie s. av. J.-C., converti au bouddhisme, grand protecteur
de l'école Sarvastivâda.
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Mahâ-Kâsyapa
: l'un des principaux
disciples directs du Bouddha Sâkyamuni. Ancien brahmane,
réputé pour sa rigueur et son goût de l'ascèse.
Il aurait convoqué le premier concile après la
disparition du Bouddha et aurait dirigé la communauté.
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Mahâ-Prajapati
: seconde épouse
du roi Suddhodana, "belle-mère" et mère
nourricière du Bouddha Sâkyamuni, après
le décès de sa mère biologique Mâyâ.
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Maitreya (en
pâli : Metteya) : "Celui qui aime". Nom du prochain
samyaksam-buddha, qui a déjà parcouru toute la
carrière du bodhisattva et "attend" dans le
ciel des Tusita que l'enseignement de Sâkyamuni ait disparu
pour renaître sur terre et duivulguer à son tour
le Dharma.
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Marâ (Pâpîyan / Kâma)
: dieu "régent"
du samsâra. Il est le représentant-type d'une classe
de dieux particulière appelée, dieux Marâs
(comme il existe les dieux Brahma et les dieux Tusita...). La
notion de "dieu" sera étudiée dans l'Unité
de Cours suivante.
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Maudgalyâyana : l'un des principaux
et des premiers disciples directs du Bouddha Sâkyamuni.
Il est mort quelques années avant le Bouddha et était
réputé pour ses pouvoirs.
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Mâyâ
: première
épouse du roi Suddhodana, mère biologique du Bouddha
Sâkyamuni, décédée sept jours après
sa naissance
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Mucilinda
: dieu-naga (dieu-serpent)
qui protégea le Bouddha Sâkyamuni lors d'une pluie
torrentielle quelque stemps après l'Eveil.
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Naga : divinité
souterraine ou sub-aquatique, dieu-serpent. Très populaires
dans le monde indien et sud-est asiatiques, les naga passent
pour des protecteurs des trésors (comme les dragons)
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Râmaputra : l'un des deux maîtres
brahmaniques dont le Bouddha Sâkyamuni aurait suivi les
enseignements avant ses années d'ascèse et l'obtention
de l'Eveil.
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Sakra / Indra : l'un des principaux
dieux du panthéon brahmanique, appelé "souverain
des dieux", il est considéré comme l'un des
plus fidèles protecteurs du Dharma bouddhique. Il ets
le "chef" des Trente-Trois dieux Tusita.
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Sâkya : nom de clan du Bouddha
Gautama, surnommé Sâkyamuni. Les Sâkya règnaient sur une république
aristocratique du nord de l'Inde (à la frontière
de l'actuel Népal), au pied de l'Himalaya. Sâkyamuni
signifie strictement "le sage (muni = silencieux, sage) de la tribu
des Sâkya"
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Sâripûtra
: l'un des principaux
et des premiers disciples directs du Bouddha Sâkyamuni.
Il est mort quelques années avant le Bouddha et était
réputé pour sa connaissance de la philosophie
bouddhique.
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Suddhodana : père du Bouddha
Sâkyamuni, souverain de la république aristocratique
des Sâkya
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Tusita : classe
de dieux (appelés aussi les "Trente-Trois")
correspondant aux principales divinités du panthéon
brahmanique, dont Sakra/Indra est le "souverain" (le
dieu Brahmâ appartient à une classe de dieux "supérieurs").
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Yasas :
le premier laïc,
non ascète, à avoir rejoint la communauté
des disciples (sangha) du Bouddha Sâkyamuni
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Dharmaguptaka
: école tardive de la branche des Sthavira. On la connaît
essentiellement par son vinaya, "exporté" en
Chine et aujourd'hui suivi par toutes les communautés
monastiques d'Extrême-Orient (Chine, Taïwan, Corée
et Viet-Nam).
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Mahâsamghika
: l'une des deux branches (avec les Sthavira) issues de la
Communauté originelle, moins d'un siècle après
la mort du Bouddha. Le "Grande (mahâ) Communauté
(sangha)" se voulait plus proche des fidèles laïcs
et ne voulait pas "réduire" l'accès
à la Libération aux seuls bhiksu. Elle évolua
assez rapidement vers une "transcendentalisation"
du Bouddha, au détriment de sa réalité
humaine et historique. Lors de l'apparition des sûtra
du Mahâyâna, aux environs de l'ère chrétienne,
elle en accepta une partie qu'elle intégra dans son canon,
créant une nouvelle "Corbeille" spéciale
: le "bodhisattva-pitaka". Cette école disparut
petit à petit aux environs de l'an mil, ses adeptes rejoignant
très vraisemblablement les nouvelles écoles du
Mahâyâna.
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Mahâyâna
: mouvement de "réforme" important, apparu
aux environs de l'ère chrétienne, autour de nouveaux
sûtra : les mahâyâna-sûtra. Ceux-ci
mettent en valeur le personnage du bodhisattva. Cf l'Unité
de Cours 3 qui présentera en détail les prolongements
philosophiques de ce mouvement.
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Mahîçâsaka
: école indienne issue de la branche des Sthavira, elle
apparaît dans le courant du IIIe siècle av. J.-C.
Elle se rattache à la sous-branche des Vibbhajyavâdîn
("distinctionnistes"), apparue lors de la scission
des Sarvâstivâdîn. Surtout implantée
dans le sud de l'Inde, elle est très proche de l'école
singhalaise du Theravâda. On la connaît essentiellement
par son vinaya.
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Mûlasarvâstivâda
: sous-branche de l'école Sarvâstivâda (nord-ouest
de l'Inde), elle est surtout connue par son vinaya, adopté
au Tibet et toujours en vigueur aujourd'hui.
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Pudgalavâda
: importante école apparue au cours du premier siècle
après la mort du Bouddha. Sa thèse principale
concerne l'existence d'un "pudgala" ("individu")
qui transmigrerait d'une existence à l'autre. Cette idée,
très proche de celle de l'âtman hindou, a été
fortement combattue par toutes les autres écoles bouddhiques.
Le pudgalavâda resta cependant l'une des principales écoles
bouddhistes en Inde, jusqu'au milieu du deuxième millénaire,
époque à laquelle elle disparut.
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Sammatiya
: sous-branche de l'école Pudgalavâda, connue essentiellement
par son vinaya.
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Sarvâstivâda
: importante école issue de la branche des Sthavira,
surtout présente dans le nord-ouest de l'Inde (Gandhara),
apparue au milieu du IIIe siècle av. J.-C. Son nom ("ceux
qui croient que tout existe") présente sa thèse
principale : la croyance en l'existence simultanée du
passé, du présent et du futur. Elle s'opposa aux
autres représentants des Sthavira, qui se nommèrent
eux-mêmes les Vibbhajyavâdîn ("ceux qui
font des distinctions"). Très influente jusqu'au
milieu du deuxième millénaire, l'école
Sarvâstivâda joua un rôle capital dans la
diffusion du bouddhisme en Asie centrale et en Chine. Elle fut
très critiquée par les nouvelles écoles
du Mahâyâna et disparut petit à petit, au
fur et à mesure de l'implantation des musulmans en Asie
centrale et dans l'Inde du Nord.
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Sautrantika
: sous-branche de l'école Sarvâstivâda. Elle
s'opposait à cette dernière en prônant une
doctrine fondée exclusivement sur les seuls sûtra,
alors que le Sarvâstivâda accordait une grande importance
aux textes de l'abhidharma (les "commentaires" sur
les sûtra).
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Sthavira
: l'une des deux branches (avec les Mahâsamghika) issues
de la Communauté originelle, moins d'un siècle
après la mort du Bouddha. La "Voie des Anciens (Sthavira)"
s'estimait plus fidèle aux enseignements du Bouddha et
accusait les Mahâsamghika d'être plus laxistes.
Les "Anciens" sont les bhiksu ordonnés depuis
plus de 10 ans, qui constituent "l'élite" du
sangha. L'emploi de ce terme marque la volonté de privilégier
la voie monastique mais ne constitue pas une preuve que la doctrine
de cette école est plus fidèle aux enseignements
du Bouddha que l'autre branche...
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Theravâda
: école née à Ceylan (Sri-Lanka) dans le
courant du IIIe siècle av. J. C. Elle se rattache à
la branche des Sthavira ("Thera" est la traduction
en pâli du terme sanskrit "Sthavira") et, plus
précisément, au courant des Vibbhajyavâdîn. Cette
école sera étudiée en détail dans
l'Unité de Cours 6.
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Vibbhajyavâda
: courant de la branche des Sthavira apparue au milieu du IIIe
siècle av. J.-C. Elle s'opposait au courant Sarvâstivâda
("ceux qui croient que tout existe") en déclarant
qu'il fallait faire des "distinctions" (vibbhajya)
entre ce qui existe "réellement" et ce qui
existe "potentiellement".
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Université Bouddhique Européenne -
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