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sommaire - introduction - guide de lecture - synthèse - guide de révision - bibliographie |
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Ce chapitre vous présente des informations utiles à connaître avant d'aborder le cours proprement dit. Elles pourront faciliter votre compréhension mais il n'est pas "nécessaire" de les retenir pour pouvoir assimiler les connaissances présentées dans le cours.
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On regroupe sous l’expression "écoles anciennes" plusieurs courants du bouddhisme, nés en Inde même, au cours des cinq premiers siècles de son existence. |
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Lorsque le mouvement de réforme du "Grand Véhicule" (Mahâyâna) s’affirme, aux alentours de l’ère chrétienne, ces écoles n’en continuent pas moins de se maintenir. Pendant les douze à quinze siècles au cours desquels le bouddhisme restera présent en Inde, ces deux courants existeront côte à côte et continueront de se développer, s’influençant mutuellement, et se diffuseront conjointement à travers toute l’Asie. Au VIIIe siècle de notre ère, les pèlerins chinois qui se rendent en Inde constatent que ces écoles "anciennes" regroupent encore plus de la moitié des bouddhistes indiens. |
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Le qualificatif "anciennes" ne concerne donc que leur date d’apparition, mais non pas leur période d’existence et d’influence ! L’une d’elles, le Theravâda, est toujours existante aujourd’hui, au Sri-Lanka et dans toute l’Asie du Sud-est. |
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Nous connaissons ces écoles grâce aux textes qui ont pu échapper à la destruction lorsque, à partir du Xe siècle, les musulmans ont envahi l’Inde et ont systématiquement rasé les monastères et les bibliothèques bouddhistes. Ces textes, en effet, avaient déjà en partie été "exportés" dans d’autres régions d’Asie et conservés, soit dans leur langue originale (en sanskrit ou en pâli – une langue littéraire dérivée du sanskrit), soit sous forme de traductions (essentiellement en chinois et en tibétain, mais aussi dans des langues d’Asie centrale). Ces textes ne représentent qu’une infime partie de la littérature bouddhiste indienne. |
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On ignore quel était le nombre exact de ces écoles. On estime, après
recoupement de divers témoignages, qu’il devait en exister environ une
quinzaine (le chiffre le plus courant est de dix-huit). Elles sont plus ou
moins bien connues en fonction du nombre des textes qu’on a pu leur attribuer.
Pour certaines, nous disposons de l’intégralité de leur "canon",
pour d’autres, seuls quelques ensembles de textes (le plus souvent le code de
discipline des communautés monastiques – les "vinaya"). Mais,
pour la grande majorité d’entre elles, nous ne disposons plus que de quelques
textes épars, voire de simples extraits, ou même seulement des allusions qui
apparaissent dans les textes des autres écoles… |
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On peut, à partir de ces éléments, les regrouper très grossièrement en quatre grands courants. |
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voir schéma |
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1) Le mieux connu de tous est celui qui se réfère au canon transmis en
pâli et rédigé à Sri-Lanka (Ceylan) aux alentours de l’ère chrétienne. Ce canon
a été en effet conservé dans son intégralité par l’école singhalaise
Theravâda (le mot "vadâ" peut être traduit par "école de
pensée"), qui existe toujours aujourd’hui. |
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2) Un autre courant bien connu est celui de l’école Sarvastivâda,
pour laquelle nous disposons d’un grand nombre de textes et beaucoup de
témoignages, car ses thèses ont été abondamment discutées par les autres
écoles. Le Sarvastivâda était surtout implanté dans le nord-ouest de l’Inde, au
Cachemire et au Gandhara (une région couvrant à l’époque le nord des états
actuels de l’Afghanistan et du Pakistan). |
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3) Un autre courant s’appelle le Mahâsamghika ("Grande Communauté"). Nous disposons sur lui de plus de témoignages que de textes originaux. C’est, de toutes les écoles anciennes celle qui se sentit la plus proche du nouveau mouvement du Mahâyanâ. Elle en resta cependant distincte pendant de nombreux siècles puis perdit de son importance et disparut, peut-être tout simplement en se fondant dans les écoles du Mahâyâna. |
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4) Le dernier courant resta longtemps l’un des plus importants en Inde
et comptait, au VIIIe siècle, presque autant d’adeptes que toutes les écoles du
Mahâyâna confondues. Il s’agit du Pudgalavâda, dont nous
ne conservons que trois textes en traduction chinoise ainsi que le vinaya d’une
sous-branche de ce mouvement, le Sammatiya. Ce courant fut très
violemment combattu par l’ensemble des autres écoles, tant
"anciennes" que du Mahâyâna, pour des idées qui semblaient trop
proches du brahmanisme. Cette école a elle aussi disparu, sans doute en se
fondant dans l’hindouisme. |
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Toutes ces écoles semblent avoir eu en commun un grand nombre de textes, notamment ceux qui regroupent les enseignements du Bouddha sur la Doctrine, recueillis dans les sûtra. |
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Elles se distinguent en revanche, mais sur quelques détails seulement, dans leur code de discipline monastique, les vinaya. |
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Leurs différences les plus marquées portent sur les commentaires et les développements philosophiques que chacune d’elles développa à partir des sûtra et qui sont présentés dans les abhidharma. |
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L’ensemble de ces trois recueils de textes (sûtra, vinaya et abhidharma)
forme le "canon" de chacune de ces écoles, appelé "Trois
Corbeilles" (tri-pitaka) parce que les textes étaient censés avoir
été rédigés sur des feuilles de palmes, réunies et conservées dans différents
paniers. |
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Les deux premières Unités de Cours ("Le Bouddha Sâkyamuni" et "Le fondement de la Doctrine selon les écoles anciennes") feront référence à des textes issus de ces différentes écoles. S’il s’agit avant tout de textes du canon pâli, c’est simplement parce ceux-ci sont les plus nombreux à avoir été conservés et, lorsqu’il s’agit des sûtra (les enseignements du Bouddha), parce qu’ils sont très majoritairement communs à l’ensemble de ces écoles. |
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Sauf exception (rare...) nous n’évoquerons pas les différences qui existaient entre elles, pour nous centrer, au contraire, sur ce qui leur était commun. |
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Nous évoquerons à nouveau ces écoles, pour spécifier leurs différences, au début de l’Unité de Cours 5 ("La diffusion du Bouddhisme de l’Inde à l’Occident"). |
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Seule l’école Theravâda, parce qu’elle était implantée à Ceylan (hors d’atteinte des musulmans et de la réforme brahmanique), s’est maintenue jusqu’à aujourd’hui et a essaimée par la suite dans toute l’Asie du Sud-est. Elle ne représente qu’un seul de ces différents "courants" du bouddhisme ancien : celui du Sthaviravâda - vibbhajyavâda. |
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voir schéma |
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D'autres écoles anciennes se sont maintenues à travers leur vinaya : les écoles tibétaines actuelles suivent toujours la règle monastique (vinaya) du Mûlasarvâstivâda et les écoles de l’aire chinoise (Chine, Taïwan, Viêt-Nam) celle du Dharmaguptaka. |
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Université Bouddhique Européenne -
2001 |