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Texte
1 : extrait du Mahâsaccaka-sutta (récit
de la vie du bodhisatta Sâkyamuni)
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Texte complémentaire 3 Nous vous proposons ci-dessous plusieurs textes évoquant la pratique des Brahmâ-vihâra, les "Quatre Demeures de Brahmâ" (amour bienveillant, compassion, joie sympathique et équanimité), telles qu'elles sont proposées dans la tradition du Theravâda, s'appuyant sur les sutta pâli. 1er texte
: présentation générale, par Nyanaponika
Mahâthera, bhikkhu contemporain |
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LES QUATRE ETATS SUBLIMESLe Bouddha
enseigne qu'il existe quatre états sublimes : En pâli, ces
quatre états sont connus sous le nom de brahmâ-vihâra. Ce terme peut
être rendu par : état excellent, élevé ou sublime de l'esprit ou, autrement
dit, demeure de Brahmâ, demeure d'un Dieu, demeure divine. Qu'il soit
debout, marchant, assis, couché, Ces quatre
états (amour, compassion, sympathie joyeuse et équanimité) sont aussi connus
sous le nom d'états non limitables (appamanna) parce que, dans leur
perfection et leur vraie nature, ils ne peuvent être restreints, par quelque
limite que ce soit, aux êtres auxquels ils sont adressés. Ils doivent être sans
exclusivité ni partialité, ils ne doivent être liés à aucun choix préférentiel,
ni à aucun préjugé. Un esprit qui a atteint à ces brahmâ-vihâras n'éprouvera
aucune haine nationale, raciale, religieuse ou de classe. Ce n'est pas par un
simple effort de volonté que ces quatre qualités deviendront une attitude
mentale naturelle qui permette d'éviter constamment toute partialité, même
limitée. Les
instructions détaillées données dans les Ecritures bouddhiques pour la pratique
de ces quatre méditations ont clairement pour but de développer graduellement
ces états sublimes non limitables. Toutes les barrières qui restreignaient leur
application à des individus ou lieux sélectionnés sont systématiquement
abattues. Venons-en
maintenant à des considérations particulières sur la signification des états
sublimes eux-mêmes. |
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QUE TOUS LES ÊTRES SOIENT HEUREUX ! « Là, ô moines, un disciple demeure en diffusant dans une direction un coeur rempli d'amour, et pareillement dans la deuxième, dans la troisième et dans la quatrième direction, au-dessus, au-dessous et alentour ; il demeure diffusant sur le monde entier, partout et également, un coeur rempli d'amour, abondant, croissant, sans mesure, libre d'inimitié et libre de peine. « Là, ô moines, un disciple demeure diffusant dans une direction un coeur rempli de compassion, et pareillement dans la deuxième, dans la troisième et dans la quatrième direction ; au-dessus, au-dessous et alentour ; il demeure diffusant sur le monde entier, partout et également, un coeur rempli de compassion, abondant, croissant, sans mesure, libre d'inimitié et libre de peine. « Là, ô moines, un disciple demeure diffusant dans une direction un coeur rempli de sympathie joyeuse, et pareillement dans la deuxième, dans la troisième et dans la quatrième direction ; au-dessus, au-dessous et alentour ; il demeure diffusant sur le monde entier, partout et également, un coeur rempli de sympathie joyeuse, abondant, croissant sans mesure, libre d'inimitié et de peine. « Là, ô moines, un disciple demeure diffusant dans une direction un coeur rempli d'équanimité, et pareillement dans la deuxième, dans la troisième et dans la quatrième direction ; au-dessus, au-dessous, et alentour ; il demeure diffusant sur le monde entier, partout et également, un coeur rempli d'équanimité, abondant, croissant, sans mesure, libre d'inimitié et de peine. » |
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EXTRAITS DU "VISUDDHIMAGGA" 1.
l'Amour bienveillant (mettâ) 1. l'Amour bienveillant (mettâ) « Amour sans
désir de posséder, en sachant bien que dans le sens ultime il n'y a ni
possession ni possesseur - tel est l'amour le plus haut. « Le monde
souffre, mais la plupart des hommes ont les yeux et les oreilles fermés. Ils ne
voient pas l'intarissable courant de larmes qui va tout au long de la vie, ils
n'entendent pas le cri de détresse qui traverse continuellement le monde. Leur
petite peine personnelle ou leur joie leur ferme les yeux et les oreilles. Lié
par l'égoïsme, leur coeur demeure raide et étroit. Leur coeur étant raide et
étroit, comment pourraient-ils lutter pour un but plus élevé, pour réaliser ce
qui seulement délivre du désir égoïste et qui peut les libérer de leur propre
souffrance ? 3. la Sympathie joyeuse (muditâ) « Non
seulement la compassion, mais aussi partager la joie d'autrui ouvre votre
coeur. «
L'équanimité est un équilibre parfait et inébranlable de l'esprit qui prend
racine dans la vision intérieure. |
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DIFFERENTES PRATIQUES DES "DEMEURES SUBLIMES"La présentation qui suit détaille trois pratiques de Mettâ (courte formule, longue formule et bhâvanâ proprement dit). Les mêmes méthodes peuvent être appliquées pour chaque autre « demeure » (Muditâ, Uppekhâ et Karuna), qui sont présentées succinctement à la suite. METTÂ 1. Courte formule de MettâIl est bon de pratiquer d'abord des respirations longues et courtes, dix fois pour chaque catégorie, en expirant et aspirant lentement et avec conscience. Les salutations au Bouddha, Dhamma et Sangha, peuvent être récitées d'abord. Lorsque les respirations sont redevenues normales, selon un rythme naturel pour le pratiquant, on doit mentalement se dire, dans un sentiment de bienveillance : "
Puissé-je être
heureux, Il faut arriver à se sentir rempli de bienveillance, ne pouvoir concevoir une autre idée que bienveillance pour tous, autour de tous, en tous. On doit avoir le coeur rempli de cette idée, et baigné de bienveillance jusqu'à ce qu'on ne soit conscient que de cette pensée d'amour, on imagine que l'on est pénétré d'amour bienveillant, saturé d'amour, absorbé dans l'amour. 2. Longue formule de MettâAvant de
commencer à employer la formule longue pour méditer
Mettâ, choisir trois personnes vers lesquelles on envoie des pensées de
bienveillance : Commencer la méditation ainsi, par les quatre
personnes : 3. Mettâ
bhâvanâ Envoyer une
pensée d'amour Par
quartiers L'univers
tout entier La sympathie
pour le bonheur des autres peut se méditer selon la même formule que celle
employée pour Mettâ. Cette méditation libère le coeur de l'envie, de la
jalousie, et fait naître le contentement. On doit ressentir la joie pour le
bonheur d'autrui, autant que si un joyeux événement avait eu lieu pour soimême.
Il y a toujours de la joie, du bonheur quelque part dans le monde ; se
réjouir de cela avec tous les êtres heureux. UPEKKHA Désirer pour
soi-même et les autres la Sérénité, indifférente à la peine comme à la joie,
puisque toutes les deux sont impermanentes. La Compassion
Bouddhique n'est pas un attendrissement sentimental. C'est un sentiment calme
et raisonné, qui doit être médité d'une façon impersonnelle pour nous libérer
des instincts de cruauté. On doit se rendre compte que tout être désire le
bonheur et que chacun a sa part de souffrance, tant qu'il est lié à la vie
phénoménale. On doit désirer pour autrui, autant qu'on le désire pour soi-même,
la libération de la souffrance. Après les
salutations et les respirations : |
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